08 mai 2009 Harold Martin propose un pacte de stabilité institutionnelle

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Le meeting de clôture de la campagne, ce mercredi 06 mai 09 au Kuendu Beach a réuni plus de 2.000 personnes, dans une ambiance chaleureuse, mais aussi sérieuse, compte tenu de la gravité des enjeux de ces élections. Isabelle Ohlen, Pascal Vittori et Sylvie Robineau ont lancé la soirée, présentant les membres de la liste qui porte haut les couleurs de l'Avenir Ensemble et du LMD. Didier Leroux et Simon Loueckhote ont ensuite pris la parole, détaillant le programme et affirmant avec force l'importance des enjeux, expliquant comment nous comptions répondre aux défis auxquels se trouve confrontée la Nouvelle-Calédonie.

Et c'est Harold Martin, qui tire la liste "L'Avenir Ensemble - LMD",  qui a eu la charge de conclure cette belle soirée. Après avoir livré sa vision de la situation politique actuelle, pointant notamment les conséquences néfastes de la trop grande division de la famille loyaliste, récusant par avance la tentation qui anime certains, poussés par une ambition dont on a déjà pu mesurer les dégats, de s'allier avec les indépendantistes, et refusant que la paix, si durement conquise, soit a nouveau menacé par le référendum couperet de Pierre Frogier.

Point d'orgue de son intervention, l'appel solennel qu'il lance à Pierre Frogier et à Philippe Gomès : Un pacte pour garantir la stabilité des institutions Calédoniennes. Retrouvez l'intervention d'Harold Martin consacrée au pacte de stabilité institutionnelle :

Vous me connaissez, vous savez qui je suis, ma fidélité à la France. Vous connaissez aussi la conviction qui m'a toujours animée pour préserver la paix et la stabilité de la Nouvelle-Calédonie : membre fondateur du RPCR en 1977, signataire de l'Accord de Nouméa en 1998 et j'appartiens, depuis toujours, à l'UMP. En 2004, j'ai considéré avec Didier Leroux, et quelques autres, que la Nouvelle-Calédonie avait besoin de changements, pour éviter les fractures sociales et politiques, qui commençaient à se dessiner, et mettre en oeuvre cet Accord de Nouméa qui était en panne. En 2007, parce que Philippe Gomès n'a pas tenu sa parole et s'est présenté aux Législatives contre Didier Leroux, nous avons perdu, et divisé notre parti. Pourtant, nous avions un excellent bilan, l'Avenir Ensemble avait tenu ses engagements. Au lendemain de ces législatives, toutes les conditions étaient réunies pour que la Nouvelle-Calédonie connaisse une situation d'instabilité à la Polynésienne. Pour éviter cette dérive, j'ai pris des initiatives, avec l'aide de l'Etat, dans l'intérêt de la Nouvelle-Calédonie. J'ai fait fi de mon propre intérêt électoral et j'ai eu comme unique ambition, de regrouper la famille loyaliste pour stabiliser nos institutions, afin de poursuivre le programme de réformes de l'Avenir Ensemble.

Vous le savez, l'objectif a été atteint. La Nouvelle-Calédonie a été paisible. Le gouvernement a fonctionné : 18 lois du pays, pour améliorer votre quotidien, dans le consensus et la collégialité. Et puis, la Calédonie a continué de progresser, avec succès, sur le plan économique.

A la veille de ces élections, je veux dire aux Calédoniens, la vérité. Nous avons lutté contre la dispersion des partis loyalistes. Nous avons su faire alliance avec Simon Loueckhote. Mais pour autant la famille loyaliste est divisée en trois : Rassemblement, Calédonie Ensemble et nous, l'Avenir Ensemble. Calédonie Ensemble est hostile au Rassemblement et en opposition avec l'Avenir Ensemble. Si chacun reste sur ses positions, nous connaitrons une situation à la polynésienne, et si les indépendantistes savent s'unir, ce qui est probable, alors nous assisterons à un basculement, du Congrès et du gouvernement, dans le camp indépendantiste.

Ce basculement présente un risque majeur pour la Calédonie. Devant ce risque, je prends toutes mes responsabilités :  Je lance un appel solennel à Pierre Frogier et à Philippe Gomès. Je leur propose un pacte pour garantir la stabilité des institutions calédoniennes sur trois idées simples :

  • Premièrement, engagement du refus de toute coalition avec les indépendantistes ;
  • Deuxièmement, respect de l'Accord de Nouméa et garantie du dialogue avec le partenaire indépendantiste ;
  • Troisièmement, clairement dans la paix, pour une nouvelle solution négociée et partagée entre les Calédoniens, sous l'égide du Président Sarkozy lors de son prochain voyage chez nous.

Electeurs, électrices, pour éviter le désordre institutionnel, je compte sur vous, sur votre soutien.

Harold Martin 

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