29 octobre 2009 Compétences régaliennes = clef de sortie de l’Accord

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Harold Martin a réagi hier aux propos de Pierre Frogier sur la nouvelle solution institutionnelle que devrait porter le camp non-indépendantiste. Bien entendu, il souscrit pleinement à une solution qui consiste à « consentir librement les compétences régalienne (monnaie, police, armée et justice) à la République française, une solution que prône l’Avenir Ensemble depuis bien avant les dernières élections. Voici l’intégralité de la réaction d’Harold Martin. 


« Pierre FROGIER, en homme responsable, fort de son expérience acquise au fil de ses mandats électoraux et des postes politique d’importance qu’il a occupé, a recentré la question capitale de notre avenir, au cœur du débat et de l’action. Compte tenu de l’importance de son discours, j’ai pris le temps, avec les élus de l’Avenir Ensemble, d’étudier et d’analyser les termes du discours de Pierre FROGIER. Le temps aussi de consulter les cadres de notre Mouvement, avant de vous livrer aujourd’hui mon sentiment. »

Une solution définitive et partagée

 « Nous nous félicitons de la solution institutionnelle esquissée par le président du Rassemblement-UMP. Je vous rappelle, qu’avant même le scrutin du 10 mai dernier, nous avions insisté sur l’impérieuse urgence de lancer la réflexion sur la sortie de l’Accord de Nouméa, dès le début de la mandature. Déjà, dans ma déclaration de politique générale, le 4 janvier 2008, j’appelai de mes vœux « l’élaboration du nouvel accord des Calédoniens ».

Comme le Rassemblement-UMP, nous sommes bien sur la même longueur d’onde, nous voulons rester dans la France, et je cite son président, « dans une très large autonomie en consentant librement que les compétences régaliennes soient exercées par la République française ». En effet, la clef de sortie de l’Accord de Nouméa, c’est bien la question des compétences régaliennes, et je salue Pierre FROGIER de l’avoir dit en clair. Une solution de sortie de l’Accord n’a de sens que si elle est définitive, c'est-à-dire si elle est partagée par les indépendantistes et l’Etat français. Et pour arriver à cette solution, il faudra bien négocier ces compétences régaliennes. »

Autour de l’UMP et du Président Sarkozy

« Pierre FROGIER n’a jamais parlé de parti unique, mais de la nécessité de regrouper les partis non-indépendantistes autour de l’UMP, et ainsi de renforcer l’action de l’entente républicaine. Et pour faire quoi ? Comme le dit Pierre FROGIER de « constituer une union capable d’imaginer, de proposer et de porter une nouvelle solution institutionnelle ». Autrement dit, si nous ne sommes pas capables de nous entendre sur la solution de sortie de l’Accord, nous ne sommes pas prêts d’y arriver. Je vous rappelle que dès 2007, au travers de l’accord cadre avec le Rassemblement, nous avions déjà ébauché ce rapprochement dicté par l’intérêt général. La Nouvelle-Calédonie a besoin de stabilité institutionnelle, je l’ai martelé au cours de la campagne électorale et aujourd’hui nous participons de bonne foi à la mise en œuvre de ce pacte républicain. Mais, c’est vrai, nous devons aller plus loin.

Pour ma part, j’ai déjà demandé le rattachement, par convention, de l’Avenir Ensemble à l’UMP, le parti du Président de la République, comme d’ailleurs, le font un certain nombre de partis politique en métropole, comme le Nouveau Centre, par exemple. »

Eric Raoult, bientôt en Nouvelle-Calédonie

« Ce Rattachement sera largement évoqué lors de la venue en Nouvelle-Calédonie, dans les semaines à venir, de mon ami Eric RAOULT, que je connais bien depuis 1981, maintenant en charge de l’Outre-mer à l’UMP, le parti du Président de la République.

Être contre l’indépendance ne constitue ni un projet politique, ni un programme. Je crois que nous pouvons imaginer aujourd’hui une solution de sortie de l’Accord de Nouméa intelligente et innovante comme nous y avait encouragé Nicolas SARKOZY, dans sa Lettre aux Calédoniens, d’avril 2007, que je cite : « Je ne ménagerai pas mon soutien aux solutions les plus novatrices sur le plan juridique, afin de garantir la personnalité et les pouvoirs de la Nouvelle-Calédonie dans la France ». 

C’est maintenant, au cours de cette mandature qui débute et après le vote des transferts de compétence, c’est-à-dire demain, qu’il nous faudra accomplir ce travail. Nous y sommes prêts. »

Harold MARTIN

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