26 avril 2010 Harold Martin sur «Transparence»

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Harold Martin était vendredi l’invité de l’émission « Transparence » présentée par Elizabeth Nouar sur RRB. L’occasion pour le Président du Congrès de faire d’un tour d’horizon politique large et de s’arrêter sur l’essentiel à ses yeux : l’après-Accord et l’avenir des Calédoniens. Voici quelques extraits, ainsi que l’intégralité du script en PJ.

Sur le pacte républicain :

« Effectivement, ça fusille. Mais ça, c'est les vicissitudes de la vie politique. Vous savez, le pacte républicain, l'entente républicaine, c'est essentiel. Pourquoi ? Pour la stabilité de nos institutions, pour que nos collectivités fonctionnent. Il faut des équilibres. Mais, il faut toujours se méfier de ces disputes entre les uns et les autres. Regardez la situation en Polynésie : ils arrivent plus à en sortir. Pour moi, l'essentiel, c'est que ce pacte républicain, il sert à faire marcher la Nouvelle-Calédonie, jusqu'en 2014. Souvenez-vous… »

Sur le climat politique :

« Les critiques font partie de la vie démocratique, du débat démocratique. Vous savez, si on n'entendait rien, s'il ne se passait jamais rien, d'abord, ce serait triste, et puis, vous savez, ça ne marcherait pas longtemps. Je n’attache pas d'importance à ça, parce que, je vous le redis : moi, vous savez, on peut toujours m'attaquer, etc., j'ai l'habitude. Mais moi, ce qui m'anime, il n'y a qu'une seule chose qui m'anime, et je dis, c'est la question primordiale, c'est l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. »

L’important, c’est l’avenir :

« La responsabilité qui nous anime tous, les signataires, et je vous dis, c'est chevillé au corps, c'est de trouver la suite. (…) Entre les signataires de l'Accord de Nouméa, eh bien, il y a des liens particuliers, il y a un respect qui est profond, et puis surtout, et je crois que ça nous est… Quand je dis "je crois", non, je sais, que ça nous est chevillé au corps, les uns et les autres, c'est qu'on porte cette lourde responsabilité. On a fait 88, on a fait 98. Maintenant, on ne peut pas dire : notre travail, voilà, on a fait 98 pour 20 ans, et puis notre travail, c'est fini. On a tous cette énorme responsabilité, les uns et les autres, de trouver des solutions, de trouver l'avenir. »

« Le pacte républicain, c'est un véhicule lancé à pleine vitesse. On est trois dedans, vous voyez bien, quels sont les trois. Et puis, il y en a deux qui disent, et vous voyez bien ces deux-là, qui disent : il y a le mur en 2014, il faut prendre des décisions, il faut peut-être commencer à décélérer, etc., etc. Et il y a l'autre qui dit, le troisième, et vous voyez bien qui…, qui, lui, continue à appuyer sur l'accélérateur, c'est ça. Ben, effectivement, moi, ça, ça m'inquiète et je ne vois pas quelle argumentation, une fois, on pourrait retenir, pour dire qu'il faut discuter après 2014. C'est de la folie et c'est dangereux. »

Sur le drapeau :

« La proposition de Pierre Frogier sur le drapeau, c'est un geste fort. Mais ce n’est pas un signe distinctif dans le cadre du destin commun. Les signes distinctifs, le drapeau, l'hymne, etc., on traitera ça en temps et en heure au congrès de la Nouvelle-Calédonie, plus tard, quand on aura trouvé la solution pour la Calédonie. »

Sur les accusations de lenteur au Congrès :

« Ça correspond à rien. Vous savez, au Congrès, ce n’est pas le président du Congrès qui décide tout seul, évidemment. En plus, vous savez, moi, je suis toujours très consensuel, parce que je dis que pour gérer la Nouvelle-Calédonie ou une de ses collectivités, il n’y a pas d'autre façon de faire. Je pense que tous les Calédoniens se souviennent bien que j'étais au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pendant deux ans, très consensuel. On n'a jamais entendu de crises, de problèmes, etc. Donc, on a des méthodes pour travailler au Congrès.

Dire aujourd'hui qu'il y a un texte que je n’ai pas voulu mettre à l'ordre du jour ou que je n'ai pas voulu mettre en commission, c'est absolument faux ! »

Un rêve, un vœu :

« Moi, j'ai fait le rêve calédonien d'une Calédonie apaisée, parce que je crois qu'on ne peut pas travailler toujours sous la pression, sous la guérilla, sous des attaques, etc. Moi, je rêve d'une Calédonie apaisée et qui fonctionne, et je dis que c'est possible. »

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