12 juin 2010 Harold Martin sur RFO : Un débat convaincant

Retrouvez les articles avec les mêmes mots clé :

Invité de l’émission Faut qu’on se parle Jeudi soir sur RFO, Harold MARTIN a proposé une vision optimiste mais sans concession de la situation politique de la Nouvelle-Calédonie.

A quelques jours du VIIIème comité des signataires, le Président du Congrès s’est prononcé fortement pour la réussite de ce rendez-vous parisien et pour la nécessaire ouverture de discussions, entre signataires, sur notre avenir institutionnel. « Nous avons déjà pris un an de retard depuis le début de la mandature, il y a donc urgence à se retrouver pour discuter ». Convaincant, Harold MARTIN l’est aussi quand il fustige ceux qui lui reprochent de faire de l’obstruction.

Jamais le Congrès n’a organisé autant de réunions et de concertation pour permettre aux élus de travailler et de voter les textes qui lui sont présentés en toute connaissance de cause.

Sur la question du drapeau, pas de langue de bois non plus. Oui, la proposition de Pierre Frogier de faire flotter ensemble drapeau tricolore et drapeau du FLNKS a du sens, il s’agit plus de respect et de reconnaissance mutuelle que de figer la Nouvelle-Calédonie sur deux légitimités antagonistes comme voudraient le faire croire certains.

A terme, un drapeau unique pourra être envisagé, mais aujourd’hui, alors que vont s’ouvrir des discussions essentielles sur un avenir partagé et pérenne, hisser le drapeau du FLNKS a le même sens que la reconnaissance de l’identité kanak dans le préambule de l’Accord de Nouméa.

Enfin sur la question de la vie chère, pas question de signer un chèque en blanc, ni aux opérateurs économiques, ni au gouvernement.

C’est ainsi que la nécessaire baisse des frais bancaires ne pourra se faire qu’avec l’aval de l’Etat et Harold MARTIN s’est engagé à porter devant le Premier Ministre François Fillon, la demande d’extension à la Nouvelle-Calédonie de la réglementation en vigueur en métropole plutôt que de prendre le risque de mettre en œuvre un texte voué à l’illégalité.

Lu 601 fois