19 juillet 2010 Deux drapeaux pour un avenir

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Héritiers des deux légitimités qui font la Calédonie, les deux drapeaux, tricolore et kanak, hissés samedi en présence du Premier ministre François Fillon, flottent désormais dans la cour du Haussariat, comme bientôt sur l’ensemble des bâtiments publics.

A l’issue d’une cérémonie historique, intense et chargée d’émotion, le Premier ministre a réservé ses commentaires aux élus du Congrès, où il s’est exprimé samedi après-midi. Pour François Fillon, « Les deux drapeaux sont devenus une réalité sur ce territoire. Ensemble, côte à côte, leurs couleurs s’unissent dans le soleil, illustrant notre solidarité et votre identité. Plus qu’une réconciliation, ces deux drapeaux symbolisent un partage, ce partage entre les communautés qui guide l’esprit de l’Accord de Nouméa. Deux drapeaux pour un destin commun : c’est le plus beau symbole de la paix et de l’unité. La paix d’un territoire qui a choisi de fédérer ses différences, l’unité de ceux qui ont choisi d’associer leurs fiertés ».

Et le Premier ministre de la République de conclure : « Je veux croire que vos cœurs sont assez grands pour accueillir ces deux héritages, qui se tournent ensemble vers l’avenir ». Dans son discours d’accueil du Premier ministre, Harold Martin, le Président du Congrès, s’est lui aussi arrêté sur la levée des deux drapeaux. « Deux légitimités pour un destin commun, dans le prolongement des deux mains serrées de Jacques LAFLEUR et Jean-Marie TJIBAOU, a-t-il dit. Deux identités principales pour l’émergence d’une seule communauté de vie et d’avenir ».

Et Harold Martin de conclure avec beaucoup de bon sens : « Je sais que certaines personnes formulent des craintes, expriment des peurs, des incompréhensions, face à ces deux drapeaux. Je voudrais dire à ceux-là, qu’avec ce geste, nous honorons deux autres valeurs fortes de la République, portées, avec la liberté, par le drapeau tricolore : l’égalité et la fraternité. C’est un nouveau pas franchi sur le chemin d’un vivre ensemble durablement apaisé ».

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