26 mars 2011 Corine David est « sous influence de sa vie privée »

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Ni machiste, ni sexiste, dans « l’affaire Corine David », Harold Martin a simplement rappelé des évidences connues de tous. C’est ce qu’on expliqué les élus de l’Avenir Ensemble jeudi matin aux journalistes.

Ainsi pour Pascal Vittori, répondant aux questions de RRB : « La manipulation est grossière : il y a quelques mois, c'est Nathalie Brizard qui quittait le RPC pour rejoindre Calédonie ensemble. Aujourd'hui, c'est Corine David qui quitte l'Avenir ensemble pour rejoindre Calédonie ensemble. Puis, on constate que, lorsque Corine David vote pour Calédonie ensemble, ça donne un membre du gouvernement en plus à Calédonie ensemble ». Notre élu ajoute : « On ne peut pas comprendre cette situation-là, si on n'évoque pas la situation privée de Corine David. Les choix qu'elle fait en ce moment sont influencés par sa vie privée. Alors, on ne souhaite pas rentrer dans les détails, faire de l'étalage. Simplement, on veut expliquer Calédoniens pourquoi Corine David a fait ces choix-là. En fait, il se trouve qu'elle vit avec un membre du gouvernement Gomès, qui n'a pas accepté de perdre ses fonctions et qui nous rend responsables de sa perte de fonction, parce que nous, on fait fonctionner les institutions, on est responsables de la présidence du gouvernement, et donc, on nous fait payer aujourd'hui… »

Sylvie Robineau, elle aussi parle de manipulation, déclare avoir honte pour les femmes quand elle entend Corine David parler d’honneur et souligne que ce n'est pas pour ça que les femmes voulaient la parité : « Je ne crois pas qu'il soit possible de parler d'honneur de femme, quand une femme trahit son propre camp, quand elle trahit ses électeurs et qu'elle trahit les élus avec lesquels elle a été élue. Donc, à partir de là, elle a décidé d'aller à Calédonie ensemble, c'est clair, puisque les élus femmes qui l'ont soutenue sont de Calédonie ensemble. Il faut qu'elle assume son geste, mais pas qu'elle demande à d'autres femmes de soutenir quelqu'un qui trahit. Ce n’est pas possible, ce n'est pas la cause des femmes. On n'a pas été élues pour ça et on n'a pas été élues pour, à un moment, rompre ses engagements et se retrouver à passer dans la cause adverse ».

De son côté Isabelle Ohlen ajoute que « Lorsque l’ancien président du gouvernement avait de vrais propos sexistes, machistes et brocardait à longueur de séance avec des propos indignes une membre de son gouvernement, Sonia Backès en l’occurrence, nul n’a entendu ces mêmes femmes de Calédonie ensemble pousser des cris d’orfraies et s’émouvoir… » Voilà qui méritait d’être rappelé.

Le mot de la fin est revenu à Malo Katrawa. Pour elle, « Notre mouvement n’entend plus se soumettre aux diktats d’un Philippe Gomès ou des quelques uns de ces affidés quand il s’agit de démarrer immédiatement les discussions sur l’après 2014 avec nos partenaires indépendantistes. La situation actuelle et les défections comme celle de Corine David ne sont que des cailloux jetés dans la mécanique par Calédonie ensemble pour retarder ces débats ou les rendre inaudibles et stériles ».

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