02 avril 2011 Harold Martin réélu président du gouvernement, Sylvie retrouve son siège

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A l’issue de la séance solennelle du Congrès du 1er avril, Harold Martin a été élu pour la troisième fois président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et Sylvie Robineau a retrouvé sa place dans le nouvel exécutif.

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie se compose en outre de Gilbert Tyuienon, vice-président, de Sonia Backès et Jean-Claude Briault, Déwé Gorodey, Anthony Lecren, Georges Mandaoué, Philippe Gomès, Philippe Dunoyer et Hélène Iékawé.

Cet après-midi dans l’hémicycle du boulevard Vauban, et comme il avait été convenu avec nos élus lors du Conseil territorial du 31 mars à Païta, Roch Wamytan a été élu à l’unanimité président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, avec les voix de l’Avenir Ensemble, du Rassemblement et du FLNKS. Tout comme son groupe avait voté pour Harold Martin à la présidence du gouvernement. « Un geste courageux d’une grande maturité politique et conforme à l’Accord de Nouméa, que je salue et pour lequel je vous remercie », a déclaré le nouveau président du Congrès.

Comme l’explique Harold Martin, « Cette situation inédite nous la devons à l’attitude de Philippe Gomès qui a décidé de rompre l'entente républicaine. Or, il nous fallait bien trouver une autre solution. Et je constate, moi, en tout cas, qu'il y a des indépendantistes qui sont responsables, qui souhaitent, comme nous tous, que la Calédonie fonctionne normalement, qui souhaitent, comme nous tous, que les élus travaillent à développer la Calédonie, à prendre les mesures qui s'imposent, plutôt que de s’affronter dans des batailles stériles, comme on voit en ce moment ».

Isabelle Ohlen a, quant à elle, été élue troisième vice-présidente du Congrès.

Au cours de cette même séance, les élus du Congrès ont adopté à l’unanimité une résolution visant à faire modifier d’urgence l’article 121 de la loi organique pour empêcher des démissions en cascade comme le pratique actuellement Calédonie Ensemble, ainsi qu’un texte demandant au nouveau président de l’institution « de surseoir à toute nouvelle convocation du Congrès pour l’élection des membres du gouvernement ». Le Haussaire, présent dans l’hémicycle cet après-midi a jugé l’attitude des élus « responsable » et « nécessaire ». 

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