17 avril 2011 Les élus de l’Avenir Ensemble chez Marie-Luce Penchard

Une délégation de l’Avenir Ensemble composée d’Harold Martin, Isabelle Ohlen, Malo Katrawa, Alésio Saliga et Pascal Vittori, le secrétaire général du mouvement, a été reçue samedi à 11 heures au Haussariat par Marie-Luce Penchard. En Calédonie depuis jeudi dernier, la ministre de l’Outremer consulte en effet sur la modification de l’article 121 de la loi organique, qui devrait empêcher Gomès, ou d’autres, de jouer avec les institutions par des démissions répétées au gouvernement.

L’Avenir Ensemble est favorable à une modification de l’article 121 de la loi organique dans les meilleurs délais, tout comme le Rassemblement, l’Union Calédonienne et le Parti Travailliste. Des forces politiques, indépendantistes et non-indépendantistes, qui ont fait le choix de travailler ensemble dans les institutions conformément à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Nouméa, et pour améliorer concrètement la vie quotidienne des Calédoniens.

Cette position est celle de la plupart des signataires et des pères de l’Accord de Nouméa. Tout récemment encore, dans le journal Demain du 15 avril, Alain Christnacht, l’un des rédacteurs de l’Accord dénonçait l’utilisation pernicieuse de l’article 121 par certains : « Cette utilisation crée de l’instabilité artificiellement. Je crois donc qu’il faut réfléchir à en limiter les effets pervers ». Et le conseiller d’Etat d’ajouter : « Si l’on veut renverser le gouvernement, il y a le mécanisme de la motion de censure classique dans les démocraties, qui intervient après un débat au congrès ».

A l’issue de l’entretien, la ministre de l’Outremer a bien compris qu’il existait en Calédonie des partis prêts à dépasser leurs justes divergences politiques pour s’investir dans la construction du destin commun. Et un autre parti, prêt à tout y compris à casser le jouet et hypothéquer l’avenir, pour qu’un homme un seul retrouve son fauteuil et sa belle voiture.

Lu 631 fois