fermer
Se connecter
Notre lettre d'information
Abonnez vous à la lettre électronique



Forum citoyen

Qui est en ligne

Il y a actuellement 7 invités en ligne
Les langues kanak ont rendez-vous avec l’école

lkc.jpgBeau succès pour les 2e « Rendez-vous du Congrès » consacrés à l’enseignement des langues kanak à l’école. Quelque 300 personnes ont suivi le débat animé par Frédérique Machoro, journaliste et présentatrice de JT de RFO.

Sujet pointu, débat de spécialistes et d’enseignants, certes, mais d’intérêt. S’agissant des langues kanak et « dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, il nous faut mesurer le chemin parcouru : du décret Guillain interdisant d’enseigner les « idiomes indigènes » édicté en 1863, au vote par cette assemblée, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, en 2005, du texte officialisant leur enseignement », a souligné d’emblée le président de l’institution, Harold Martin.

 

Brève introduction par le 1er vice-président du Congrès, l’universitaire Léonard Sam et  présentation de la thématique par le linguiste Jacques Vernaudon, professeur à l’université de Nouvelle-Calédonie : le public a bénéficié de 90 minutes pour poser ses questions et entendre les réponses. 

 

Le débat a également permis de tordre le coup à une idée reçue : les locuteurs kanak ne sont pas contrariés dans leur scolarité. « Il faut comprendre que ce n’est pas pénalisant, pour l'élève, d'apprendre, en outre, une langue kanak à l'école, bien au contraire, résume Harold Martin. Des études qui sont formelles démontrent en effet que le bilinguisme offre une ouverture d'esprit plus grande à l’élève. Et lui permet ensuite d’apprendre plus facilement encore d'autres langues, comme l’anglais

 

Reste qu’aujourd’hui en province Sud, on pratique une langue kanak dans 22% des familles en province Sud, mais seulement 8% des enfants parlent cette langue à la maison.