| Les langues kanak ont rendez-vous avec l’école |
|
Sujet
pointu, débat de spécialistes et d’enseignants, certes, mais d’intérêt.
S’agissant des langues kanak et « dans
ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, il nous faut mesurer le chemin
parcouru : du décret Guillain interdisant d’enseigner les « idiomes
indigènes » édicté en 1863, au vote par cette assemblée, le Congrès de
Brève
introduction par le 1er vice-président du Congrès, l’universitaire
Léonard Sam et présentation de la
thématique par le linguiste Jacques Vernaudon, professeur à l’université de
Nouvelle-Calédonie : le public a bénéficié de 90 minutes pour poser ses
questions et entendre les réponses.
Le
débat a également permis de tordre le coup à une idée reçue : les
locuteurs kanak ne sont pas contrariés dans leur scolarité. « Il faut comprendre que ce n’est pas
pénalisant, pour l'élève, d'apprendre, en outre, une langue kanak à l'école,
bien au contraire, résume Harold Martin.
Des études qui sont formelles démontrent en effet que le bilinguisme offre une
ouverture d'esprit plus grande à l’élève. Et lui permet ensuite d’apprendre
plus facilement encore d'autres langues, comme l’anglais.»
Reste
qu’aujourd’hui en province Sud, on pratique une langue kanak dans 22% des
familles en province Sud, mais seulement 8% des enfants parlent cette langue à
la maison. |

