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Un partenariat avec la Polynésie, Wallis et Futuna signé au Congrès

convention.jpgPremière historique au Congrès de la Nouvelle-Calédonie : les trois assemblées délibérantes du Pacifique français ont signé une Convention de Partenariat.

 

Victor Brial, président de l’assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna, Philip Schyle, président de l’assemblée de la Polynésie française et Harold Martin, président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ont officialisé jeudi 25 février 2010 cet accord devant la presse.

Cette signature est l’aboutissement d’un processus de rapprochement, d’échanges, de volonté commune et d’amitié entamé en octobre 2008 avec la visite du président Gaston Tong Sang au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de l’époque, Harold Martin. Aujourd’hui président du Congrès, il a souligné la nécessité « d’assemblées comme les nôtres d’unir leurs efforts pour progresser, se comparer, être plus performantes et porter ensemble la voix du Pacifique français à l’Etat français, comme à l’étranger ».

 

« C’est une étape importante sur le chemin d’une coopération plus accrue encore », commentait de son côté Philip Schyle ; « le territoire de Wallis et Futuna a beaucoup à apprendre de l’expertise de ses grands frères de Calédonie et de Polynésie », ajoutait pour sa part Victor Brial.

 

Pour l’heure le champ d’intervention de la Convention de Partenariat comprend trois volets principaux.

 

D’abord, les élus des trois assemblées « sont souvent appelés à intervenir sur des sujets communs (insularité, environnement, transport, cherté de la vie, préservation de la culture, démographie, éducation, développement économique, santé, emploi…), dit la Convention. C’est pourquoi, chacune des assemblées s’engage à transmettre aux deux autres les textes, avis ou résolutions qu’elles prendront dans ces matières ».

 

Ensuite, l’Etat sollicite souvent l’avis des assemblés du Pacifique. Désormais, il est écrit que « les commissions en charge de préparer les avis essaieront d’harmoniser leurs textes. Les représentants de chacune des institutions défendront alors en commun les avis rendus par leurs assemblées ».

 

Enfin, s’agissant « des personnels de chacune des trois assemblées pourront effectuer des échanges de compétences les plus élargis, dit encore la Convention. Ces échanges, incluant des stages d’agents d’une assemblée dans une autre assemblée, peuvent comprendre notamment, des propositions d’organisation, des outils informatiques, des outils de recherche ou rédactionnels ».

 

Côté technique, un groupe de pilotage, composé des secrétaires généraux de chacune des assemblées, sera chargé de la mise en œuvre et du suivi de la convention. En outre, une réunion de suivi se tiendra annuellement dans chacune des collectivités concernées.